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bigdata“Big Data”. Si vous n’avez pas vécu dans un trou noir sans aucun moyen de communication au cours des 7 dernières années, il y a des chances que vous ayez déjà entendu cette expression. Et vous devez sans doute avoir une opinion sur le sujet. Merveille pour certains ou monstruosité pour d’autres, peu importe, ce produit de l’ère digitale est considéré comme une des opportunités les plus significatives du 21e siècle.

Qu’est-ce que le big data?

Le Big Data, c’est un ensemble de choses. Mais si nous voulons le résumer à une phrase, le Big Data implique de collecter des données et de les analyser pour chaque individu et plus spécialement pour chaque business. Beaucoup d’entre vous doivent certainement douter de son efficacité et là je vous le dis : dommage, car en réalité ça fonctionne. Prenez l’exemple de la chaîne de grands magasins Macy, qui gère l’ensemble de ses équipes commerciales depuis une plateforme unique et qui analyse leurs comportements si rapidement que répondre à un problème se résume à quelques minutes. Ou Google qui a étudié des chiffres internes, ce qui a permis de revoir l’ensemble de la procédure d’embauche, augmentant au passage le niveau du management. Ces deux exemples ne sont pas uniques, d’autres comme UPS ou Click utilisent l’analyse Big Data. Toutes ces sociétés sont capables de s’adapter à un contexte de marché en innovation continue en réagissant et en prédisant le comportant des clients et des collaborateurs pour créer des politiques internes et externes compétitives.

Nombre d’articles dédiés soulignent les appréciations diverses quant à l’importance donnée au Big Data. Considéré comme une solution miracle pour les économistes et les sociologues, il est toujours vu comme néfaste par beaucoup. Pourquoi ? En raison de la vie privée En effet, l’idée qu’aujourd’hui plus que jamais Big Brother vous observe à chaque instant pour savoir si vous appréciez « Moi, Moche et Méchant 2 » sur Facebook, peut interloquer voire en effrayer plus d’un. En revanche, comme pour beaucoup de peurs, celle-ci est infondée. Utilisé correctement le Big Data n’a rien de plus effrayant qu’une encyclopédie ouverte. Une encyclopédie, que bientôt, tout le monde ouvrira. Il est nécessaire pour les entreprises de commencer à penser Big Data, parce qu’à l’image de l’innovation « .com », ce qui est aujourd’hui un nouvel outil s’intégrera à leur quotidien d’ici dix ans.

Aujourd’hui, rien de nouveau. Mais, alors que la plupart des bénéfices du Big Data sont déjà connus, selon notre experte Rahaf Harfoush, la majorité des organisations ne savent pas par où commencer ou comment l’utiliser correctement, ce qui les expose à une perte potentielle d’argent et de temps.

 

Qu’y-a-t-il réellement pour vous la dedans ?

L’augmentation de la productivité

Retour en 2002. L’enseigne de la grande distribution américaine Target fur l’une des premières organisations à adopter l’analyse de données collectées. Le but poursuivi était de comprendre les liens entre les produits proposés au client et le comportement d’achat. Grâce à cela, Target fut en mesure d’accroître non seulement sa réactivité vis à vis des besoins client mais également de les anticiper et proposer de nouvelles lignes de produits sans attendre que cela soit concrètement formulé par les clients. Cette productivité accrue eut un impact sur le chiffre d’affaires qui progressa de 44 à 67 milliards de dollars en quelques années.

C’est un exemple illustrant l’impact du Big Data sur la productivité. Mais il n’est certainement pas le seul. Il existe plusieurs manières d’utiliser le Big Data et autant de façons d’en tirer profit. Et c’est là toute la question : non seulement vous pouvez accroître radicalement votre productivité, mais vous pouvez surtout le faire à tous les niveaux. D’autres expériences illustrent ce phénomène. Pour n’en citer que quelques unes :

  • Personnalisation: Pensez à l’exemple e-Harmony – grâce au Big Data, les entreprises sont capables de créer un produit sur mesure, rapide à proposer aux clients, avec des taux de satisfaction jamais atteints.
  • Compréhension des projets en cours : Le secret du Big Data, comme Rahaf Harfoush aime l’appeler, réside dans sa capacité à aller au delà des chiffres et métriques et de comprendre le comportement humain – pensez sondages d’opinion, « like » et « share » des réseaux sociaux.
  • Réutilisation de l’information collectée : Prenons l’exemple d’UPS. En faisant une comparaison croisée du trafic routier et des données collectées depuis les GPS des camions, UPS état capable de prédire quand le moteur serait susceptible de tomber en panne et aurait par conséquent besoin de réparations. Mais il analysait également les données pour pointer des éléments inhabituels sur les routes plus courtes (pas de dépassement, pas de ralentissement à l’approche de feux rouges). En utilisant deux fois les mêmes données, UPS économisait du temps et de l’argent et augmentait la satifaction client.

Et souvenez-vous : le Big Data ne doit pas être compliqué. Si vous ne savez pas par où commencer, prenez simplement une feuille de papier pour noter la satisfaction de vos collaborateurs à la fin de chaque réunion. Dans quelques temps, vous verrez quelles réunions sont les plus appréciées et celles qui le ne sont pas, n’est-ce pas ? Félicitations, vous venez juste d’utiliser le Big Data.

Construire une meilleure culture d’entreprise

Etablir un ensemble de valeurs basées sur la culture de l’entreprise est un des enjeux cruciaux actuels sur le marché du talent. Google lança un projet « Oxygen » en utilisant leurs données internes destinées à augmenter les compétences de leurs managers. Trois mois après le lancement, ils obtinrent toutes sortes de données et définirent une liste de 8 valeurs classées que tous les managers de Google avaient en commun. En utilisant ces nouveaux éléments, ils étaient en mesure de reprioriser leurs politiques d’embauche et de mieux former les managers, avec des taux de progression dépassant les 75%. Alors, tout comme le montre le projet Oxygen de Google, la collecte d’opinions parmi vos collaborateurs sur des questions internes – comme l’efficacité du management, le développement des leaders, le team building, la culture d’entreprise, etc – est un moyen d’optimiser de manière ludique et plus productive l’espace de travail, mais également permet de :

  • Garantir l’attractivité de l’entreprise pour les talents ;
  • Augmenter la productivité des vos salariés en augmentant le niveau global de satisfaction ;
  • Faire grandir la communication inter-services de votre entreprise pour davantage d’innovation.

 

Les commandements du « Big D. »

Maintenant que nous avons vu comment l’utiliser de manière intéressante, il paraît important de vous rappeler que penser Big Data implique le respect d’un certain nombre de règles :

  1. L’analyser tu devras. Le Big Data sans analyse n’est rien d’autre qu’une succession de chiffres sans fin. Ne cédez pas à la tentation de la paresse : définissez des objectifs et embauchez un analyste pour les faire coincider avec vos données.
  2. Le craindre tu ne devras pas. Avoir peur du Big Data vous fera penser plus petit et pas grand. Bien sûr des précautions doivent être prises pour rester rationnel ou votre compagnie et vous-même pourrez sombrer.
  3. Ethique tu seras. Le Big Data c’est bien. C’est même fantastique. Mais n’abusez pas de la confiances des gens – ne franchissez pas la ligne de la vie privée !
  4. De manière transparente, tu devras agir. La transparence est la clé. Elle doit figurer en haut de votre liste. Si vous n’êtes pas transparent sur vos objectifs et sur la nature des données à utiliser, si vous ne laissez pas aux gens des options de désengagement, vous vous heurterez très vite à un mur.
  5. Tout le monde tu impliqueras. Le Big Data n’est pas réservé de manière opaque aux seuls analystes. Toute personne qui en a l’usage doit y avoir accès. Après tout, c’est le carburant de demain !

Alors que le monde plonge progressivement dans l’océan du digital, comprendre ce qui se joue est nécessaire à la survie de nombreuses entreprises. Utiliser le Graal Sacré de la technologie peut être un challenge pour les organisations dont la culture interne n’est pas adaptative. Comme l’affirme  l’écrivain et consultant de la Silicon Valley Geoffrey Moore, « Sans le Big Data, vous êtes comme aveugle et sourd au milieu d’une autoroute ».